Sur les traces du passé

 

En vous promenant à Darnétal, vous remarquerez sans doute de nombreux édifices et maisons anciennes. Découvrez ici leur histoire.

Usine de teinturerie (rue des Marais de Carville)

Usine de teinturerie (rue des Marais de Carville)

Le moulin établi sur l’Aubette depuis le 12e siècle, est transformé en 1820 en filature de laine. En 1886, monsieur  Cartier, teinturier en rouge grand teint, achète à monsieur Anseaume l’ensemble comprenant le bâtiment de production sur deux étages avec grenier, les roues hydrauliques et les petits bâtiments abritant chaudières à vapeur, bureaux, écurie et hangars. En 1914, Gaston Grandsire lui rachète l’industrie. En 1924, la teinturerie est reprise par Félix Tamboise qui se spécialise dans la teinture des écheveaux de coton. L’entreprise ferme en 1953. L’ancien bâtiment industriel sur deux étages a été conservé et abrite actuellement le théâtre de l’Écho du Robec.

Usine de teinturerie (2 rue Lucien Fromage)

Bâtie au début du 19e s. elle est constituée de plusieurs bâtiments édifiés autour d’une grande cour rectangulaire. Au milieu du 19e  siècle, un nouveau logement est construit sur rue dans le prolongement d’un atelier de fabrication. Fin du 19e s., la teinturerie est transformée en ferme, entraînant la destruction de plusieurs bâtiments et la transformation de la sècherie en étable. La ferme cesse son activité en 1960. Le bâtiment est aujourd’hui devenu une maison.

Moulin Saint Paul (5 rue des Petites Eaux)

Moulin Saint Paul (5 rue des Petites Eaux)

Le site a connu plusieurs vies et a été tour à tour moulin à blé au 12e s., moulin à couteaux au 15e s. et 16e s., moulin à alizari au 18e s. et finalement filature au 19e s. L’atelier de fabrication détruit au début des années 1980 était un grand bâtiment en briques et charpente de bois qui utilisait l’énergie hydraulique du Robec renforcée par l’Aubette. Une machine à vapeur a été installée vers 1835 quand la filature se spécialisa dans le tissage de tissus élastique. Fin 19e s. une usine de teinturerie est créé, elle devient début du 20e s. Une fabrique de poulies en bois, avant d’être rachetée par la Lingerie française pour y faire de la bonneterie. Cette fabrique a fermé en 1960. En 1984, la Ville de Darnétal a racheté les vestiges aux fins de restauration à une association.

L’École nationale supérieure d’architecture de Normandie, ancienne usine Fromage (2 rue Lucien Fromage)

L’École nationale supérieure d’architecture de Normandie, ancienne usine Fromage (2 rue Lucien Fromage)

L’usine, construite en 1875, est spécialisée dans la fabrication de tissus élastiques pour bretelles et jarretières. Avant de devenir l’un des plus grands patrons de la région, Lucien Fromage a commencé dans les années 1830 comme simple tisseur au sein des établissements Jeufroy et Huet à Darnétal. Contremaître, puis directeur de l’usine en 1842, il en devient propriétaire en 1850. Il fait construire ce gigantesque tissage, remarquable notamment par ses dimensions de près de 5200 m2 et son architecture. À la fin du 19e siècle, l’usine Fromage et le tissage Sauvage établi dans le quartier Saint-Sever à Rouen, produisent près de la moitié des tissus élastiques fabriqués en France. En 1957, le tissage produit cinq millions de mètres de tissus élastiques par an. L’usine a fermé en 1976, les chaudières et quelques machines étaient encore en place. De la chaufferie il ne subsiste que le sous-sol abritant les chaudières, recouvert d’un toit en ardoise à fleur de sol. À l’entrée du parc, demeure la conciergerie et dans le parc un kiosque en bois couvert d’ardoise est installé. Aujourd’hui l’atelier de fabrication, abrite l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie et une annexe des archives départementales de Seine-Maritime.

L’octroi de Darnétal

Au début du 19e s., les dépenses communales de Darnétal dépassent largement ses revenus. En 1808, le Conseil municipal, approuvé par le Ministère des finances, décide de créer un octroi dans la ville dont le premier est situé à la Croix de l’Alouette. La commune ouvrira par la suite d’autres bureaux pour couvrir ses dépenses. En 1865, il existe 7 bureaux d’octroi. Au 17e siècle les droits d’octroi revenaient à la ville de Rouen pour aider à soulager la pauvreté et les frais de casernement. Exemples de tarifs en 1877 : 1 litre de vin : 1.20 F - 1 litre de cidre : 0.50 F - 100 kg de boeuf : 5 F - 100 bottes de foin : 2.50 F - 100 kg de bougie : 5 F, 100 kg de charbon : 1 F. En 1818, le Conseil municipal décide de percevoir des contributions, les octrois n’ont plus dès lors, de raison d’être.

La rue des Meslots

Ainsi que l’écrira Alexandre Lesguilliez en 1835 dans son livre Notice historique sur la ville de Darnétal : «Elle portait encore à la fin du 17e siècle le nom de sente de l’escalier, nom qu’on aurait bien pu lui conserver car elle est encore aujourd’hui ce qu’elle était alors». L’origine de son nom actuel demeure à ce jour inconnu.

Maison du Pigeon blanc (49 rue de la Chaîne)

Ce nom donné à cette maison vient d’une ancienne redevance féodale qui obligeait le propriétaire de cette maison à porter lui-même chaque année au seigneur haut-justicier de Darnétal, un pigeon blanc vivant.

Église Saint-Ouen de Longpaon (rue de la Chaîne)

Église Saint-Ouen de Longpaon (rue de la Chaîne)

Édifice créé après 1450 et agrandi un siècle plus tard. L’église a été restaurée dans la 2e moitié du 19e siècle par les architectes Elle comprend trois vaisseaux, un toit à longs pans, un pignon découvert et une flèche carrée. Inscrite aux Monuments historiques depuis 1992, elle appartient à la Ville de Darnétal.

Une usine de teinturerie (rue Louis Pasteur)

Construite durant la 2e moitié du 18e siècle, l’usine de teinturerie comprend un bâtiment mixte à usage de logement et d’atelier s’élevant sur la rue Pasteur, avec un grenier-étente et un atelier de fabrication. L’activité de teinturerie n’est plus mentionnée sur le cadastre de 1828. Actuellement, l’édifice est reconverti en immeuble à appartements. Le grenier-étente a été totalement obstrué et n’est plus visible.

Filature François Durécu (115 rue Louis Pasteur)

En 1835, François Durécu fait édifier cette nouvelle filature de laine à l’emplacement d’une première usine construite en 1818 lui appartenant. En 1853, surmontée à l’origine d’un grenier-étente, est rachetée par Jean-Louis Dumont, puis reprise en 1882 par Victor Hebert, son gendre. Son activité a cessé durant l’entre deux guerres. Elle est aujourd’hui reconvertie en immeuble de bureaux.

Moulin à foulon (115 rue Louis Pasteur)

Ce moulin à blé est construit au 16e siècle en dépendance de la seigneurie de Longpaon. En 1791, il est vendu comme bien national à François Durécu et reconverti en moulin à foulon en complément de la filature et du tissage de laine que possède dans le voisinage le sieur Durécu. Dans ce bâtiment, les draps ou la laine tissée étaient battus ou foulés dans de l’argile smectique pour les assouplir et les dégraisser. Les modifications du système hydraulique au cours du 19e siècle ont entraîné le remaniement du mur de tampane : le passage de l’arbre tournant est toujours visible. L’ouverture située en aval de la roue, donnant accès au trempoir où l’on rinçait les pièces de drap. Aujourd’hui le moulin est réhabilité en maison, son mécanisme hydraulique a disparu.

Logement patronal Dupas (190 à 192 rue Louis Pasteur)

Ce logement patronal édifié à la fin du 18e s. appartient en 1828 au manufacturier Jacques Dupas, propriétaire d’une filature et d’un tissage de laine. Elle est actuellement reconvertie en immeuble à appartements. De récents travaux de restauration ont entraîné l’obturation du grenier étenté.

Tissage Dupas (194 à 196 rue Louis Pasteur)

Cette fabrique de draps de laine qui se compose d’un atelier de filature et d’un atelier de tissage est bâtie au cours du 17e siècle et amplement remaniée au 18e siècle. Début 19e s., l’édifice est doté d’une écurie car un manège à chevaux équipe la filature. En 1828, le cadastre attribue cette fabrique au sieur Jacques Dupas. Elle comprend alors trois ateliers de fabrication disposés autour d’une large cour rectangulaire, un manège et un logement patronal construit en façade sur la rue. Aujourd’hui, subsistent le logement amplement restauré, un atelier de fabrication construit sur la rue dans le prolongement du logement. L’ensemble est reconverti en appartements. L’atelier de fabrication est construit en pan de bois essenté partiellement d’ardoise, sur un et deux étages carrés. L’écurie se compose d’un rez-de-chaussée en brique et un étage de comble en pan de bois avec des tuiles mécaniques en couverture.

La réglisserie (rue Alsace-Lorraine)

Le site abrite d’abord un moulin à tan, puis un moulin à blé avant de voir la construction au milieu du 19e s., d’une  usine de teinturerie, de blanchiment et d’impression sur étoffes. L’usine comprend alors un atelier de fabrication à cheval sur le Robec et est dotée de deux roues hydrauliques. L’usine de Darnétal est l’une des plus importantes d’Europe dans ce domaine. En 1901, un violent incendie détruit l’immense atelier de fabrication et met fin à ses activités. En 1904, Gaston Risser rachète les bâtiments existants et y installe une réglisserie qui ne cessera qu’en 1967. Actuellement, on peut voir depuis la rue l’ancien magasin industriel édifiés en 1870. Ce dernier a été réhabilité en immeuble à appartements portant le nom Moulin à tan.

Tissage mécanique Aubin (rue du Pont-Bellast)

Ce tissage mécanique est édifié entre 1884 et 1885 à l’emplacement de la filature du pont Bellast et de l’usine de teinturerie Foulongne. L’activité de l’établissement est plus particulièrement spécialisée dans le tissage de mouchoirs en coton commandés par l’Assistance publique et l’Intendance militaire. Dans les années 20, l’entreprise se diversifie pour offrir à sa clientèle des produits finis de qualité. De nouveaux ateliers sont édifiés pour le blanchiment, la teinture, l’impression, l’apprêt, le pliage et la confection. Les ateliers reçoivent leur énergie d’une puissante installation thermique à laquelle vient s’ajouter la force hydraulique du Robec. George Aubin, président du Tribunal du Commerce de Rouen et de la société des Habitations à Bon Marché de Darnétal, décoré de la Légion d’Honneur en 1922, fit construire pour une partie de son personnel des logements ouvriers. L’usine a fermé durant les années 1950, une grande partie des bâtiments ayant été détruite durant la guerre. Ceux qui subsistent sont désaffectés ou réhabilités en bureaux. En 1923, l’usine produit 36 000 mouchoirs par jour et emploie 600 ouvriers.

La gare ferroviaire de Darnétal (allée de la gare)

La gare et le hall aux marchandises, modèle typique d’architecture du réseau nord sont restés inchangés malgré les années. La gare n’est plus actuellement en fonctionnement.

Maison à pan de bois (1-3-5 rue Sadi Carnot)

Située à l’angle de la rue Sadi Carnot et de la rue de la Ferme, cette grande maison d’habitation à pan de bois à grille croix de Saint André, est dotée entre autre, d’une cour intérieure pavée et d’escaliers tournants hors bâtiment et dans bâtiment. Les anciens hangars pour charrettes ont été transformés en garage. Elle date du 17e s. et 18e s.

Usine de tissage laine (52 à 56 rue Sadi Carnot)

Ce tissage de laine édifié au 18e siècle se compose en 1828 d’un bâtiment mixte édifié sur rue et d’ateliers fermant une cour rectangulaire. L’atelier de fond de cour a aujourd’hui disparu. L’ensemble est reconverti en immeuble à appartements avec magasins de commerce en rez-de-chaussée. Le bâtiment est aujourd’hui un immeuble à appartement et magasin de commerce.

Filature de coton, puis usine de teinturerie puis usine de tissage coton (rue Pierre Lefebvre)

Construite au 18e siècle sous le Premier empire, l’usine sera tout d’abord une usine de teinture puis de coton. En 1917, monsieur Charvet installe une fabrique de tissus lourds pour la confection de chaussures et de toiles d’ameublement. Cette usine ferme à la fin des années 60. En 1982, la grande cheminée carrée édifiée vers 1850 est détruite, c’était la plus ancienne de ce style autour de Rouen. Elle se trouvait à l’emplacement actuel du supermarché.

Usine de teinturerie Thomassin (rue Pierre Lefebvre)

Usine de teinturerie Thomassin (rue Pierre Lefebvre)

Construite dans la 2emoitié du 18e siècle, cette usine de teinturerie est spécialisée dans le Rouge des Indes. En 1819, elle comprend, dans un vaste ensemble construit le long du Robec, des ateliers de teinture avec cours et un bâtiment mixte à usage de logements et ateliers qui seul subsiste aujourd’hui. Du grenier-étente qui s’étend tout le long du bâtiment, se distingue encore une partie, comblée et fenêtrée tandis que l’autre partie est close par des claies en bois.

Bâtiment à usage de logement et d’ateliers Boursy (36 rue Pierre Lefebvre)

Bâtiment à usage de logement et d’ateliers Boursy (36 rue Pierre Lefebvre)

Construit en bordure de la rue dans la 2e moitié du 18e siècle, ce bâtiment fait partie d’un grand ensemble comprenant deux autres fabriques équipées d’un manège et d’une teinturerie. Actuellement, il ne reste que le bâtiment sur la rue transformé en appartements. On remarque encore son grenier-étente.

Usine de tissage de laine Bénard (7 à 11 rue Maugendre)

Usine de tissage de laine Bénard (7 à 11 rue Maugendre)

Ce grand bâtiment en pan de bois du 18e siècle comporte un étage carré et un grenier à étente. Usine de tissage de laine il appartient, d’après le cadastre de 1828, au sieur François Bénard et dispose d’un toit à long pans et d’une cour. Il comprend à l’époque trois ateliers de fabrication et un bâtiment mixte qui dispose d’un séchoir édifié, utilisé à la fois comme habitation et atelier de fabrication. Actuellement ce bâtiment est reconverti en appartements. Il ne reste des autres ateliers que des vestiges.

Usine de teinturerie spécialisée en rouge des Indes Jean-Baptiste Lefebvre (22 rue Pierre Lefebvre)

Construite en 1813, l’usine comprend en 1828, un moulin à alizari (tiré de la racine de la garance), un atelier de teinture et un atelier de fabrique. Une dérivation du Robec alimente le site en énergie hydraulique. Deux bâtiments mixtes à usage de magasins, de bureaux et d’atelier sont construits sur la rue. L’usine stoppe sa production dans les années 1860. Les ateliers ont été détruits en 1866 pour laisser place à la ligne de chemin de fer Rouen-Amiens. Il ne reste aujourd’hui qu’un des deux bâtiments mixtes, converti en immeuble à appartements. On devine la présence d’un ancien grenier à étente au dernier étage.

Le viaduc

Bâti en 1867 et aujourd’hui encore en activité uniquement pour le fret, le viaduc ferroviaire surplombe la route nationale 31 reliant ainsi les villes de Darnétal et de Saint-Léger du Bourg Denis. Il permet de relier Rouen à Amiens.

Le Robec (rue Charles Benner)

D’une longueur de 9 km environ, la rivière prend sa source à Fontaine-sous-Préaux, traverse Darnétal en longeant puis en rejoignant l’Aubette à Rouen, avant de se jeter dans la Seine, en face de l’Île Lacroix. De la source en passant par Darnétal, de la rue des Petites-Eaux-du-Robec à la place Saint-Hilaire à Rouen, la rivière suit son cours, endiguée à l’air libre. Ensuite, elle coule dans des canalisations souterraines en centre-ville de Rouen. Partiellement recouverte en 1880, elle a été définitivement enterrée entre 1938 et 1941, c’est-à-dire canalisée et détournée dans des conduits enfouis sous terre. Cependant, un cours d’eau artificiel a été reconstitué rue Eau-de-Robec en surface de son cours traditionnel. Il est actionné par un système de pompe et alimenté par l’eau de la ville. Le véritable Robec suit, quant à lui, un parcours souterrain jusqu’à la Seine.

Usine d’impression sur étoffe appelée aussi indiennes (rue Richard Waddington)

Usine d’impression sur étoffe appelée aussi indiennes (rue Richard Waddington)

Fondée en 1888 par Robert Mills cette fabrique d’impression et apprêt des étoffes notamment, est située à l’emplacement d’une ancienne tannerie basée sur une dérivation de l’Aubette. Deux grosses chaudières à charbon alimentent une machine à vapeur, avec la plus grande cheminée des environs (65 m). L’usine possède jusqu’à neuf machines à imprimer, elle produit chaque année trois collections : de tissus éponge, de tissus d’ameublement et d’habillement, avec une grande variété de dessins et de couleurs. Ces produits sont vendus en France et à l’étranger. Les établissements Mills ont cessé leur activité en 1959. Actuellement, les bâtiments abritent plusieurs entreprises privées. Il ne reste visible aujourd’hui que la belle maison patronale, convertie en plusieurs appartements.

Tissage Rollin (place Waddington)

Ce tissage, construit vers 1820, appartient, d’après le cadastre de 1828, au sieur Jean-Baptiste Rollin. Sa propriété comprend alors un second tissage et une filature hydraulique qui ont disparu au début du 20e siècle. Le tissage qui subsiste est vraisemblablement un bâtiment à usage mixte de magasin et d’atelier de fabrication. À l’origine, il se prolongeait par un atelier en pan de bois entièrement essenté d’ardoise, édifié antérieurement. Cette partie encore en place en 1976 a aujourd’hui disparu. Le bâtiment qui subsiste est transformé en immeuble à appartements.

Église Saint-Pierre de Carville et la tour de Carville (place Carville)

Église Saint-Pierre de Carville et la tour de Carville (place Carville)

L’église, avec sa tour-clocher carrée, est édifiée à la fin du 15e siècle et au début du 16e s. Au 17e s., trois travées ouest de l’église sont supprimées et la nef est fermée. L’édifice présente une architecture peu homogène mais le volume intérieur, à vaisseau central et bas-côtés, est sobre et équilibré. Le choeur renferme des vitraux du 16e classés aux Monuments historiques depuis 1913 et des peintures en faux-marbre. La tour de Carville, dite Tour Henri IV, fut la proie d’un incendie et des guerres de Religion et demeura en mauvais état jusqu’au 17e siècle. Elle est aujourd’hui séparée de l’église. Classées en 1875 puis inscrites en 2011 aux Monuments historiques, elles sont la propriété de la ville de Darnétal.

Teinturerie de fils de coton, usine Miray (rue de l’école)

D’abord installé à Rouen, Paul Miray rachète en 1879 la filature de coton Huet et Benner à Darnétal, pour y installer une teinturerie de fils de coton. Tout au long du 19e siècle, de nouveaux ateliers sont construits qui s’étendent le long de la rue des Écoles jusqu’au Robec. En 1906, Fernand Miray succède à son père. Il installe, une machine à vapeur accompagnée d’une grande cheminée de 40 mètres de hauteur. Une sirène ponctue l’arrivée des ouvriers à l’usine et retentit dans toute la ville : on l’appelle La vache à Miray. Cette sirène est aujourd’hui conservée à Expotec 103, un musée de sauvegarde du patrimoine industriel et la mémoire du travail des hommes. L’usine ferme dans les années 1970. Dans les années 1950, 600 000 kg de fils de coton sont teints et 10 000 tonnes de colorants sont utilisés par an.

Maison Miray (rue Thiers)

Tous les bâtiments industriels de la société Miray ont été détruit pour laisse place à la Route nationale 31 et à des immeubles. Ne reste aujourd’hui que la maison d’habitation qui abrite les Services techniques de la Ville et la Bibliothèque pour tous.

Hôtel de ville (place du Général de Gaulle)

Hôtel de ville (place du Général de Gaulle)

En 1766, Pierre Roger loue une propriété à Darnétal : un vaste terrain qui entoure une immense maison de maître datant du 2e quart du 18e siècle. En 1772, il fait construire une fabrique d’impression sur étoffes à proximité de la maison patronale. D’autres ateliers sont construits derrière le bâtiment et ceux consacrés à la teinture seront implantés sur les rives du Robec. Le logement patronal abrite, au rez-de-chaussée, l’atelier aux couleurs pour la préparation des colorants, ainsi que l’atelier des graveurs sur bois pour la fabrication des planches d’impression pour créer les Indiennes. En 1834, le bâtiment est transformé en Hôtel de Ville. Les ateliers de fabrication sont détruits, il ne reste plus aucune trace de l’activité de teinture à cet endroit.

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